Si l'alimentation constitue le fondement d'une bonne santé, une alimentation spécifique est nécessaire à l'amélioration des compétences physiques liées à un sport.

On imagine mal un cycliste se nourrir exclusivement de fast-food, ou un culturiste sauter un repas.

Le guide
qui suit est sans prétention, ce n'est nullement une encyclopédie de la diététique sportive, ou une liste exhaustive des comportements alimentaires du sportif, il faut plutôt le considérer comme une liste de conseils de base et un concentré d'informations à mettre entre toutes les mains.
Quelques notions importantes
•    Poids :
Il est important de comprendre que le poids n'est qu'une valeur physique, elle représente la force que notre masse corporelle exerce sur la terre via la gravité, être lourd ne signifie pas être obèse !
Trop de personnes font l'amalgame entre matière grasse corporelle et poids, alors qu'il faut inclure dans celui-ci la masse musculaire (pour un même volume le muscle pèse plus lourd que les tissus adipeux), l'ossature qui peut représenter une part importante du poids selon les individus, sans compter les viscères et l'eau qui les constitue.

•    Tissu adipeux :

Même si beaucoup de personnes veulent s’en débarrasser il ne faut pas oublier que les tissus adipeux jouent plusieurs rôles essentiels dans l'organisme. Attention, une diminution trop importante des tissus adipeux peut entraîner de graves problèmes de santé !

Les principaux rôles de ce tissu sont :
  • un rôle de réserve énergétique, dans laquelle l'organisme pioche dès qu'il le peut.
  • une protection contre le froid, non pas comme isolant, mais comme carburant pour la thermogenèse (production de chaleur par le corps).
  • il fournit les substances indispensables à la synthèse de nombreuses hormones, notamment les hormones stéroïdes et sexuelles (testostérones, oestrogène).
  • c'est notre unique réserve de vitamine A,D,E et K, dont la carence peut entraîner de graves troubles : des hémorragies ou des problèmes nerveux.
  • les lipides constituants notre tissu adipeux fournissent les matériaux de base à la construction et a la régénération de TOUTES les cellules du corps humain.

Cependant nous ne sommes pas tous égaux devant notre tissu adipeux, il y a déjà une grande différence entre les sexes, chez les femmes ces tissus sont principalement regroupés dans les parties du corps situées sous le nombril (ventre, hanche, fesses ,cuisse), alors que chez les hommes c'est l'inverse (nuque, bras, épaule).

Cependant, la génétique joue une part très importante, et il est vrai que certaines personnes ne grossissent pas, seulement elles stockent les lipides dans d'autres endroits du corps.

IMPORTANT :


Le tissu adipeux ne se développe que jusqu'à l'adolescence! Passé ce stade ce n'est plus le nombre de cellules du tissu adipeux (on peut les voir comme des sacs qui se remplissent ou se vident de leurs lipides), mais leur taille qui varie ! Donc si on maigrit après l'adolescence on vide ses tissus adipeux on ne les réduit pas.

•    Tissu musculaire :

Le fameux biceps que les hommes aiment exposer pour montrer qu'il sont fort.
Mais le tissu musculaire ne nous sert pas uniquement à nous mouvoir. En effet, tous les muscles du corps contiennent une réserve d'énergie glucidique (de courte durée) : le glycogène.

Ainsi qu'une réserve d'énergie sous forme de protéine, dans un état de jeun le corps va non seulement faire "fondre" notre tissu adipeux, mais aussi notre tissu musculaire ! rien d'alarmant à cela il est normal et naturel d'utiliser un pourcentage de ses muscles pour produire de l'énergie.

IMPORTANT :

Ne pas confondre taille du muscle et puissance musculaire, un muscle de taille imposante n'est pas forcément puissant. La puissance musculaire et le volume musculaire ne sont pas ,contrairement à ce que l'on pourrait croire, absolument indissociables.

Il faut déjà comprendre qu'il existe deux types de muscle, sans entrer dans des détails biochimiques on dira qu'il s'agit de :
  • muscle rapide :  effort court mais intense (haltérophilie, lancé de javelot)   
  • muscle lent :  effort long mais modéré (cyclisme, course de fond)

Ensuite il faut comprendre que la force musculaire peut être augmentée de différentes façons (cela dépend de l'entraînement) :
  • augmentation de la taille des fibres du muscle :augmentation surtout de la réserve d'énergie du muscle, mais aussi de la force.
  • augmentation du nombre de fibres du muscle : si on a plus de fibres à utiliser on peut obtenir plus de puissance, mais on augmente que très peu le volume.
  • augmentation de la capacité à stimuler les fibres du muscle : pendant un effort musculaire il est rare d'utiliser plus de 40% des fibres d'un muscle, ce pourcentage est augmenté naturellement sous l'effet de certaines hormones, notamment l'adrénaline.
Par exemple quand on est dans un état de stress (cette technique est beaucoup utiliseée par les haltérophiles)
  • augmentation de la résistance à l'acide lactique : c'est à dire endurance du muscle, il pourra résister plus longtemps à l'acide lactique produit durant l'effort physique (résulte de la consommation d'énergie par le muscle).
Au final masse musculaire et force musculaire ne sont pas intimement liées, de même que le poids et la prise de graisse ne sont pas liés. On peut prendre du muscle tout en perdant du gras et en gagnant en poids (c'est d'ailleurs souvent ainsi que ça se passe).
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